dimecres, 5 de novembre de 2008

L’espoir qui vient d’Afrique


Il y a deux ans, Barack Obama publiait L’audace d’espérer. Désormais avec le quarante quatrième président des Etats-Unis, d’origine Kenyane, on peut dire que l’espoir du monde vient d’Afrique.
En cette aube du troisième millénaire, le monde entier est confronté à des défis inédits. Le réchauffement climatique causé par l’activité humaine irresponsable commence à produire des effets dévastateurs menaçant la survie de l’espèce humaine à moyen terme. Les économies des Etats les plus industrialisés sont au bord du précipice et, fait inédit, des Etats libéraux pour lesquels l’interventionnisme économique était impensable il y a de cela seulement quelques semaines se livrent à des nationalisations et à des renflouements massifs d’entreprises privées. Et avec la chute du mur de Berlin et du démantèlement du communisme, on eut tôt fait de croire que le monde entrait dans une longue période de sécurité et de paix. Mais la réalité est loin de là. Le terrorisme international fait désormais régner une insécurité massive défiant les armées les plus puissantes du monde. Il y a par ailleurs le drame sans fin des damnés de la terre vivant dans les Etats les plus pauvres de notre planète dont les efforts de redressement basés sur des plans d’ajustement structurels mal conçus et mal exécutés ont rendus encore plus pauvres.
En somme, alors que nous ne sommes plus qu’à quelques années des objectifs du millénaire qui sont sensés rendre notre monde meilleur, ce sont plutôt des nuages sombres précédant des jours d’incroyable disette, de l’augmentation de l’analphabétisme et de souffrances multiformes qui assombrissent ce fameux horizon 2015.
Il y a quelques semaines, lorsque l’effet éphémère de la désignation de Sarah Palin à la candidature de la Vice-présidence des Etats-Unis a conduit les sceptiques par vocation à conclure que la victoire avait inéluctablement tourné le dos à Barack Obama, je publiais en toute confiance dans les colonnes du “ Messager ” que ce fils de Kenyan n’était qu’à quelques pas de la Maison-Blanche. J’y ai expliqué que c’est le destin qui l’a façonné et lui a confié la mission d’apporter le changement au sein d’une Amérique qui fonçait tête baissée vers un mur, entraînant avec elle le monde entier.
Un grand reporter de la célèbre chaîne de télévision CNN a tout simplement dit qu’il n’y avait pas de campagne présidentielle “ OBAMA ” mais plutôt un mouvement Obama. La différence étant de taille puisqu’on soutient un candidat lors d’une campagne alors qu’on épouse la cause du leader d’un mouvement. Ainsi, le mouvement “ OBAMA ” déferla comme un torrent bien au-delà des Etats-Unis puisque le changement qu’il incarne concerne également tous les autres continents.
De nombreux sceptiques sont convaincus que l’Afrique sera tenue à l’écart du changement qu’apportera l’administration Obama. Ils ont tort. Mis à part le fait que ce Monsieur a toujours été fier de ses origines africaines au point de dédier l’un de ses deux livres à succès à son père, il va imposer la réforme de la Banque mondiale et du Fmi dont les recettes douteuses ont accentué la pauvreté de l’Afrique. Ce n’est pas pour rien que ses adversaires n’ont cessé de souligner qu’il est le sénateur le plus à gauche de l’histoire des Etats-Unis, n’hésitant d’ailleurs pas à le qualifier de “ socialiste ” , ce qui est une véritable insulte au pays de l’Oncle Sam.
Obama est en effet un enfant du destin. Tout le long de l’histoire de l’humanité, des hommes et des femmes exceptionnels sont subitement apparus pour faire face à des défis tout aussi exceptionnels. Cet homme-ci rassemble sur sa seule personne Théodore Roosevelt, John Kennedy, Martin Luther King, Malcom X, Marcus Garvey et même le Mahatma Ghandi et Nelson Mandela et tous les hommes et femmes d’Amérique et d’ailleurs qui ont eu l’audace d’espérer que le changement est possible partout où la nécessité l’exige.

Par Par Alexandre Ekolllo Moundi
Le 05-11-2008