dimarts, 4 de novembre de 2008

Du rêve à la réalité

Un jour resté mémorable, l’émérite Pasteur Martin Luther King dans son célèbre discours “I have a dream” avait prophétisé une nation américaine dans laquelle les Noirs, les Blancs, toutes les composantes sociologiques auront un devenir, un idéal, un destin commun. Une nation dans laquelle, seul le mérite, la justice compte et non les préjugés raciaux. Plusieurs décennies se sont écoulées, cette fameuse prophétie s’est réalisée. Barack Obama, un Noir (métissé), pur produit et pur-sang tient le gouvernail des Etats-Unis d’Amérique et partant du monde. Le rêve est devenu une réalité. Comme tout Africain au visage creusé par la misère, je ne peux que m’en réjouir, fêter cette victoire historique, noyer mes frustrations dans l’alcool. Comme beaucoup d’Africains, je place un espoir immense sur ce lointain cousin. Contrairement aux uns et aux autres, mon espoir ne se cristallise pas sur le flot de dollars qui pourra sauver de nombreuses vies humaines de la pauvreté absolue, mais plutôt sur l’aide à la gouvernance qu’il pourra apporter à nos potentats. En tant que cousin de l’Afrique, Obama connaît mieux que quiconque, la triste réalité de l’Afrique qu’on identifie par un déficit calamiteux des fonds publics, par la misère ambiante, la corruption et le copinage. Ce que j’attends de mon cousin Obama, c’est qu’il apprenne l’art de gouverner aux potentats responsables de la misère de l’Afrique. Je suis de ceux qui pensent que le problème de l’Afrique est celui de la gouvernance et non celui des moyens.

Par Moses WOUATCHUI Economiste BP 7737 Douala
Le 04-11-2008