dilluns, 20 d’abril de 2009

Les motos-taxis en ordre


Barcelona (Anna Casasayas i Lacambra)- Si hom visita les principals ciutats cameruneses, de seguida pararà atenció a un curiós mitjà de transport: el de les moto-taxis. Degut al fet que la major part de la població del país no disposa de recursos econòmics suficients per a comprar-se un automòbil, aquest servei li permet desplaçar-se sense que això suposi un cost elevat per a la butxaca.

Si hom s'hi fixa detingudament, veurà que aquests vehicles s'endinsen en la caòtica circulació dels carrers i avingudes cameruneses a velocitat moderada. El Camerun es caracteritza per una circulació complicada, desorganitzada i salvatge. Tot aquell qui hagi estat al país sap que pujar a un dels automòbil que recorren les seves ciutats i pobles pot arribar a ser tota una aventura!

Si hom té una estona per a observar aquest fenomen, veurà que gaudeix de gran acceptació entre els seus usuaris. És habitual la imatge de moto-taxis esperant clients, com també la de clients esperant ser portats a les seves destinacions.

Fins ara, l'activitat no estava reglamentada, fet que facilitava que gran nombre de persones s'hi dediquessin per a guanyar-se un sou. Quin disposava d'una motocicleta, tenia feina assegurada. A partir d'aquesta setmana, la realitat de les moto-taxis canviarà. Com explica Essama Essomba a “Les motos-taxi en ordre”, l’editorial del 16 d’abril de 2009 al diari Cameroon Tribune, una nova normativa gestionarà el servei a les principals municipalitats del país.

Les motos-taxis en ordre
Essama Essomba

Certaines municipalités commencent déjà à porter une attention particulière à l’organisation du transport par motos-taxis, conformément à la nouvelle réglementation sur l’exercice de cette activité génératrice de nombreux emplois et répondant à un réel problème de transport en ville et en campagne. Le décret du Premier ministre n° 2008/3447/PM du 31 décembre 2008 fixe et réaménage les conditions et les modalités d’exploitation commerciale des motocycles dans les zones périurbaines et rurales. Dans son article 3, le texte précise que les zones périurbaines et rurales prévues pour la circulation des motos-taxis sont déterminées par les autorités municipales compétentes. S’agissant de l’exploitation des motos-taxis, l’accès à la profession est subordonnée aux éléments suivants : une licence spéciale de transport de catégorie S2 délivrée exclusivement par le ministre en charge des transports après un examen favorable du dossier du demandeur ; une carte de transport public dite « carte bleue », délivrée par le délégué départemental des transports ou le chef de service régional des transports territorialement compétent ; un certificat de visite technique, à l’exception des motocycles en circulation depuis moins de six mois ; une police d’assurance en cours de validité. Le décret stipule par ailleurs que tout conducteur doit être âgé au moins de 18 ans, être titulaire d’un permis de conduire de catégorie A et être titulaire d’un certificat de capacité de la catégorie MT. En plus de l’immatriculation par les services compétents du ministère des transports, l’exploitation est conditionnée par un numéro d’identification attribué par la commune du lieu d’exploitation. En matière d’équipement, le moto-taximan doit obligatoirement posséder un trousseau de dépannage, deux casques dont un pour le conducteur et l’autre pour le passager ainsi qu’un gilet. La couleur de ce gilet est déterminée par la commune du ressort d’exploitation. Il doit être muni d’une bande réfléchissante horizontale de dix centimètres à l’avant et à l’arrière et marqué du sigle de la commune compétente territorialement. Depuis le 31 décembre 2008, les motos-taxis ont six mois pour se conformer à cette réglementation. Il reste donc environ deux mois et demi.

Ce rappel nécessaire et utile de la réglementation en vigueur met particulièrement en exergue le rôle important des communes. Le moment est idoine, puisque les délais courent encore, d’une mise en œuvre concertée entre tous les partenaires de cette activité, surtout les autorités administratives, les responsables des communes, les propriétaires et conducteurs de motos-taxis. De telles concertations, au niveau local c’est-à-dire communal, donnent l’occasion aux uns et aux autres d’avoir la même compréhension du texte réglementaire, de soulever et d’applanir d’éventuels écueils, de se mettre à jour dans les délais. Elles permettront ainsi de prévenir d’éventuels remous dans cet important secteur des transports dont la délicatesse n’est plus à démontrer.

Les initiatives d’ores et déjà prises dans ce sens à Douala, notamment dans la commune de Douala II, à Yaoundé ou encore à Ngaoundéré indiquent la voie à suivre. Elles peuvent en inspirer d’autres. Le plus important pour tous, c’est que les motos-taximen adhèrent à l’esprit et, le cas échéant, à la lettre de l’indispensable organisation qui ne les fera plus apparaître, à tort, comme une horde incontrôlable évoluant en marge de la loi pour la défier, constituant une menace permanente pour leur propre sécurité, celle de leurs passagers et des autres usagers de la route.